Revue de presse

Son esprit d’ouverture et ses services innovateurs ont valu à l’entreprise Memoria, aussi bien qu’à sa présidente, des articles élogieux de la part de la presse. En voici quelques extraits.


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Novembre 2003

Jocelyne Légaré
Une femme d’affaires pas comme les autres
par Jacqueline Simoneau

Aucun doute : Jocelyne Légaré est une femme d’affaires avisée. Mais aussi une femme de coeur, de ccmpassion. « Ma formation en droit m’aide sur le plan des affaires. Quant à ma formation en littérature, elle me permet de m’ouvrir davantage aux autres, à leurs émotions, à leur spiritualité. » Pas surprenant que son entreprise se distingue de celle des entreprises du même genre. Une réalisation qui lui ressemble: le Complexe funéraire Alfred Dallaire-Memoria situé boulevard Saint-Laurent, à Montréal. « J’ai travaillé de concert avec l’architecte pour que ce lieu soit différent d’un salon funéraire traditionnel, tout en faisant en sorte qu’il ne soit pas dénué de sérénité ni de spiritualité », raconte-t-elle. (…) « Selon moi, l’art n’est pas incompatible avec la fonction première du lieu. Au contraire, il favorise le recueillement (…) » Après 21 ans dans le domaine funéraire, Jocelyne Légaré ne souhaite pas une autre carrière. « Par contre, je veux de plus en plus exercer mon métier d’une façon qui tienne compte de la sensibilité des gens », avoue-t-elle. II est clair qu’elle est déjà sur la bonne voie.



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Novembre 2004

Jocelyne Légaré, une avant-gardiste
par Suzanne Dansereau

Jocelyne Légaré est à l’opposé du croque-mort verdâtre des Lucky Luke. Séduisante, blonde et lumineuse, la présidente d’Alfred Dallaire Memoria insuffle de la modernité à l’entreprise funéraire. (…) Elle est la première à avoir ouvert une halte-garderie dans l’un de ses salons, à y avoir tenu des expositions d’art, à avoir équipé ses salles pour le multimédia, à avoir conçu des lieux se méritant des prix de design et d’architecture, à louer ses locaux pour faire des lancements de disques et de livres ou tenir des rassemblements.



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Décembre 2004

Donner de la dignité à la mort
par Richard Johnson

Un espace culturel, des salles d’expositions. Vous faites cela pour vous faire plaisir ?

Ce n’est pas mauvais de se faire plaisir, mais nous allons beaucoup plus loin. Il s’agit d’une démarche sérieuse et rigoureuse. La mort fait partie de la vie. On ne doit pas l’ostraciser, la cacher, l’enfermer dans des rituels ténébreux. La mort est inévitable, autant lui donner la plus grande dignité. (…)

Des projets ? L’avenir ?

Mes responsabilités premières sont de gérer l’entreprise qui existe depuis plus de 60 ans. J’ai un devoir de conservation, de développement et de renouvellement.



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Juin 2005

La mort lui va si mal
par Hélène de Billy

Jusqu’à un certain point, affirment les spécialistes, l’être humain ne rit que de la mort. Jocelyne Légaré peut en témoigner. Elle se souvient d’une conversation avec sa mère lorsque son grand-père, le fondateur de l’entreprise, est décédé. Analphabète, Alfred Dallaire se débrouillait fort bien malgré son handicap. Jocelyne Légaré l’adorait. Quand il est mort, elle lui a écrit une petite lettre qu’elle avait l’intention de placer dans son cercueil. Au moment où elle allait s’exécuter, sa mère lui a lancé : « C’est très bien, mais il ne peut pas la lire. » Et toutes les deux de s’aesclaffer… « Chacune à sa manière, ma mère et moi, on niait la mort, conclut Jocelyne. Mon humour est né là, dans le partage de ce déni commun. »



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Novembre 2005

Dialogue avec une immortelle
par Josée Blanchette

Toute petite, sa fille Julia disait que sa maman « faisait des complexes » à cause du complexe Alfred Dallaire Memoria dont elle assure la réincarnation pour la troisième vie. Son existence ressemble à un épisode de la série télévisée Six feet under, aussi humaine que propulsée par un destin hors du commun. Née en 1953, Jocelyne a vécu une grande partie de son enfance au-dessus du complexe funéraire familial, face à l’église de la Nativité, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. « Nous étions quatre enfants et c’était une époque où on ne parlait pas de la mort. Je vivais dans la peur. On rentrait à la maison en passant par le salon pour monter à l’étage. J’ai vu des choses traumatisantes et mes parents ne pensaient pas à nous expliquer quoi que ce soit. » Jocelyne a grandi avec la terreur de la grande faucheuse. Elle a intégré l’imposture de la mort à travers les «chuuuuut !» qui ont endeuillé son enfance, l’odeur capricieuse des chrysanthèmes et des œillets, la lumière tamisée, le voile pesant du noir, l’âcre funée des cigarettes, les pleurs qu’on étouffe, tous ces humains figés dans leurs beaux habits et ces cadavres rigides qu’on embaumait au sous-sol. (…) Parce qu’elle adore la douce délinquance, l’artiste de la famille en profite pour injecter une bonne dose de folie à un univers qui se meurt sous le poids des traditions et du manque de vision.

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