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M. Bernard Landry 

1937 - 2018

C’est avec une immense douleur que Chantal Renaud, son épouse, Julie, Philippe et Pascale, ses enfants, leurs conjoints Caroline, Josée et Maxime, ses petits-enfants Camille, Gabrielle, Médéric, Flavie, Elsie, Robin, Marguerite, Clémentine et Jules, ses arrières petits-enfants Matéo et Sacha, sa soeur Céline Landry, sa belle-soeur Isabelle Laporte et son conjoint Ron Levy, annoncent le décès de Bernard Landry. Il s’est éteint paisiblement entouré des siens au bord du fleuve qu’il aimait tant le 6 novembre 2018 à l’âge de 81 ans, après une maladie fulgurante.

Bernard Landry aura marqué le Québec depuis plus de 65 ans et pour les années à venir. Il se définissait avant tout comme « un patriote au service de son peuple ». Et il l’aura été, sans nul doute.

Dès ses années à l’Université de Montréal, ses qualités d’orateur et de leader en avaient fait un défenseur acharné de l’identité québécoise. Fondateur de l’AGEUM (Association générale des étudiants de l’Université de Montréal), fondateur de l’AEQF (Association des étudiants québécois en France) il adhère au Parti Québécois dès sa fondation. Il n’abandonnera jamais sa famille politique. Il n’a jamais hésité à défendre, promouvoir et développer tous les outils nécessaires à son peuple pour grandir et rejoindre le chœur des nations libres.

Ministre d’État au développement économique dans les gouvernements de René Lévesque de 1976 à 1984, puis Ministre du commerce extérieur en 1984 et Ministre des Finances dans le gouvernement Johnson en 1985, il lance le Québec dans le virage technologique, anticipant les changements de paradigmes qui allaient bouleverser le monde dans les années 2000. Que ce soit par Bâtir le Québec, OSE ou le Virage technologique, Bernard Landry infléchira l’économie québécoise pour la guider vers les défis d’un nouveau monde.

Entre 1986 et 1989, il sera celui qui convaincra, d’abord les militants de son parti et ensuite l’ensemble de ses concitoyens de la nécessité du libre-échange entre la Canada et les États-Unis puis le Mexique. « C’est la chose, avec la Paix des Braves de 2002, dont je suis le plus heureux dans mon engagement » disait-il il y a peu.

Bernard Landry reprend le combat pour le Pays dès 1989. Avec ses collègues du Parti Québécois il mènera la lutte contre Meech et Charlottetown. En 1994 il est réélu député, dans la circonscription de Verchères si douce à son cœur. Vice-premier ministre dans le cabinet Parizeau, ministre de l’Immigration et des Relations internationales, il est en première ligne dans la bataille référendaire de 1995 dont il regrettera l’issue. Toujours vice-premier ministre dans le gouvernement Bouchard et Ministre de l’Économie et des Finances il assainira non seulement la dette publique, mais il injectera les fonds nécessaires à la création du réseau des CPE, à l’équité salariale et à de nombreux autres domaines, sans oublier la culture qu’il considérait comme l’âme du Québec.

En 1999, Bernard Landry et ses enfants, ont dû affronter une douleur personnelle immense quand Lorraine Laporte, sa première épouse, avocate et juge et administratrice de grand renom, est décédée.

Des circonstances inattendues le hissent, en 2001, à la tête de l’État. Il devient le 28ième Premier Ministre du Québec le 2 mars 2001.

Dans cette haute fonction, il laissera en héritage à ses concitoyens une économie moderne adaptée au 21ième siècle et dans le domaine de la reconnaissance des Premières Nations, la PAIX DES BRAVES, devenu un traité exemplaire, pour l’ONU des rapports avec les peuples autochtones. Bernard Landry n’avait qu’une obsession : donner à son peuple tous les outils de sa libération. Après sa défaite en 2003, Bernard Landry quittera la direction du Parti Québécois en 2005 pour reprendre ce qu’il considérait comme la plus noble des fonctions, l’enseignement. C’est à l’UQAM que des centaines d’étudiantes et étudiants viendront suivre ses cours jusqu’en mai dernier. Il a aussi enseigné au Mexique – il parlait parfaitement l’espagnol – en France, en Chine, dans les universités de la Francophonie et en Afrique, qu’il affectionnait. Sa connaissance des enjeux internationaux aura fait de lui un des meilleurs experts québécois en politique internationale.

Son épouse Chantal, sa famille et ses amis savent à quel point cet homme aimait le Québec et son peuple. Époux attentif et aimant, père fier et stimulant, grand-père attachant, Bernard Landry nous laisse un message de persévérance, d’espérance, de conviction et d’amour.

Bernard Landry était Chevalier de la Légion d’Honneur de la République Française et titulaire de l’Ordre de la Pléiade, Grand-Croix de l’Ordre de Bavière et décoré de l’Ordre du Mérite du Québec. Il était grand officier de l’Ordre national du Québec depuis 2008.

Le grand public est invité à lui rendre un dernier hommage :

Chapelle ardente de Québec
Date : 10 novembre 2018
Heure : 10 h à 18 h
Lieu : Hôtel du Parlement
1045, rue des Parlementaires
Québec

Chapelle ardente de Montréal
Date : 12 novembre 2018
Heure : 10 h à 18 h
Lieu : Basilique Notre-Dame de Montréal
110, rue Notre-Dame Ouest
Montréal

Funérailles d’État
Date : 13 novembre 2018
Heure : 14 h
Lieu : Basilique Notre-Dame de Montréal
110, rue Notre-Dame Ouest
Montréal

Merci de ne pas envoyer de fleurs, vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l’UQAM, Fonds Bernard Landry - 100millions.uqam.ca.

Un registre de condoléances est accessible en ligne à l’adresse protocole.gouv.qc.ca/registre. Un registre papier est également mis à la disposition du public le vendredi 9 novembre 2018, de 9 h à 15 h, au 525, boulevard René-Lévesque Est, à Québec.


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